Simulateur de renégociation de prêt : calcul de l'économie nette

Le calcul compare la mensualité actuelle d'un prêt à celle qu'un nouveau taux donnerait sur la durée restante identique, puis soustrait les frais de dossier et de garantie. Le nouveau taux et la durée restante pèsent plus que tout le reste sur le résultat final.

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Le déroulé du calcul étape par étape

Le calcul part du capital restant dû, de la durée restante en mois et du taux actuel : ces trois chiffres donnent la mensualité actuelle, celle que le prêt en cours impose déjà. Le nouveau taux est ensuite appliqué au même capital et à la même durée, jamais à une durée raccourcie ou allongée, pour isoler l'effet du seul taux. Cela donne la nouvelle mensualité. La différence entre les deux mensualités, multipliée par le nombre de mois restants, donne une économie brute sur toute la période. Les frais de l'opération, ceux facturés pour renégocier ou racheter le prêt, sont retranchés en dernier. Ce qui reste est l'économie nette, celle qui compare vraiment ce que le prêt coûtera avec l'ancien taux et avec le nouveau, à durée égale.

Ce qui fait bouger le résultat

Sur un capital restant de 150 000 euros, une durée restante de 180 mois, un taux actuel de 3,5 % et un nouveau taux de 2,8 %, la mensualité actuelle avoisine 1072 euros et la nouvelle mensualité environ 1022 euros, soit un gain mensuel de 50 euros. Sur 180 mois, cela représente une économie brute proche de 9070 euros. Avec des frais d'opération de 2500 euros, l'économie nette tombe autour de 6570 euros. Le paramètre qui change le plus le résultat est l'écart de taux combiné à la durée restante : un même écart de taux sur une durée restante courte produit une économie brute trop faible pour absorber les frais, alors que la même opération sur une durée longue reste largement gagnante.

L'erreur qui fausse l'économie annoncée

L'erreur la plus fréquente consiste à raccourcir la durée du prêt en même temps que l'on renégocie le taux, puis à comparer les deux mensualités comme si seul le taux avait changé. Une durée plus courte augmente mécaniquement la mensualité, indépendamment du taux, ce qui masque une partie du gain réel ou en crée une illusion de perte. L'autre erreur, plus coûteuse, est d'oublier les frais annexes : indemnités de remboursement anticipé, frais de garantie, frais de dossier de la nouvelle banque. Une économie brute qui semble confortable peut être entièrement absorbée par ces frais si la durée restante est courte, laissant l'emprunteur avec une opération neutre, voire légèrement perdante, alors que le chiffre affiché en tête semblait favorable.

Questions fréquentes

À partir de quel écart de taux la renégociation devient-elle intéressante ?

Cela dépend surtout du capital restant dû et de la durée restante, pas seulement de l'écart de taux. Sur un capital important et une durée longue, un écart faible dégage déjà une économie brute élevée qui absorbe facilement les frais. Sur un capital faible ou une durée restante courte, il faut un écart de taux plus large pour que l'économie nette reste positive une fois les frais déduits.

Faut-il renégocier avec sa banque actuelle ou racheter son prêt ailleurs ?

Le calcul ne distingue pas les deux cas : il compare une mensualité actuelle à une mensualité obtenue avec un nouveau taux, quelle que soit la banque qui le propose. La différence pratique tient surtout aux frais, souvent plus élevés lors d'un rachat externe que lors d'une renégociation interne, ce qui se reflète dans le champ des frais de l'opération.

Les indemnités de remboursement anticipé sont-elles comptées automatiquement ?

Non, elles ne figurent pas comme champ séparé. Elles font partie du coût réel de l'opération et doivent être ajoutées manuellement dans le champ des frais, avec les frais de dossier et de garantie, pour que l'économie nette affichée reflète le montant que l'emprunteur touchera réellement une fois toutes les dépenses payées.

Le résultat change-t-il si je raccourcis la durée en renégociant ?

Oui, mais le calcul garde volontairement la durée restante identique pour isoler l'effet du taux seul. Raccourcir la durée répond à une autre question, finir de payer plus tôt, qui augmente la mensualité pour une raison étrangère au taux. Ce sont deux décisions différentes qu'il ne faut pas comparer avec le même chiffre d'économie.